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                 Chevaux d'origines Marocaines

 

photo Eva

 

 

 

Les chevaux Marocains  :

Les chevaux autochtones sont les chevaux Barbes et Barbes-Arabes.

Il y a également des chevaux importés d'Europe (chevaux lourds et chevaux de selle) et de nombreux croisements entre ces chevaux importés et les chevaux autochtones.

Les chevaux Barbes sont les chevaux des Berbères.

Bien que les populations Berbères soient assez nombreuses au Maroc et que la présence des chevaux Barbes remontent à environ 4 millénaires en Afrique du Nord, la majorité des chevaux Marocains sont actuellement de type Arabe-Barbe, car la race Barbe a été abondamment métissée avec les chevaux des Musulmans.

En plus du problème du métissage avec les chevaux Arabes (et d'autres origines importées), la jumenterie Barbe est aussi utilisée pour la production mulassière.

Chaque année où une jument Barbe est saillie par un âne, c'est une chance de moins de faire perdurer la race Barbe, d'autant que l'hybride étant stérile, pour continuer de produire des mules et mulets (animaux de travail très appréciés), il faut continuellement avoir recours à la jumenterie Barbe.

Le métissage constant avec les chevaux Arabes et l'accroissement de la production mulassière mettent donc sérieusement en danger la continuité de la race Barbe.

Bien que plusieurs d'alertes aient été lancées en Afrique du Nord (également en Algérie), peu de personnes se mobilisent localement pour maintenir les effectifs Barbes et la diversité des types. 

Toutefois, ces alertes ont trouvé quelques échos auprès des Européens, et ce serait à tort qu'on apparenterait cet intérêt à un esprit post-colonialiste, car finalement, parmi les personnes intéressées par la race Barbe en Europe, bien peu ont eu un rapport direct ou indirect avec la présence de la France en Afrique du Nord.

L'intérêt que l'Europe porte à la race Barbe est bien plus ancien que cela, puisque bien avant le XVI ème siècle, la France important déjà de nombreux chevaux de Barbarie (ainsi que du Sud de l'Espagne).

Toutefois, l'intérêt historique pour la race Barbe ne suffirait pas à expliquer l'intérêt des Européens pour la race Barbe : les chevaux Barbes ont de nombreuses qualités motivant les cavaliers contemporains.

Alors que le Barbe est souvent considéré dans son pays d'origine comme un outil de travail, en Europe, les chevaux Barbes ont évolué plus facilement que les autres du statut d'animal de sport vers celui d'animal de compagnie.

Ceci tient aux qualités intrinsèques de la race : appréciée pour sa polyvalence, c'est un excellent cheval d'instruction et un cheval de famille et surtout pour la personnalité de ces chevaux dont on reconnaît qu'ils sont très attachants.

De fait, les Européens sont motivés par la préservation de la race et estiment avoir à ce titre un rôle à jouer.

La majorité des élevages Européens travaillent avec des origines Algériennes ou Tunisiennes. Les origines Marocaines sont minoritaires .

Le Maroc présente pourtant des modèles de Barbes et Arabes-Barbes intéressants car assez variés, ce qui est une vraie richesse génétique.

C'est ce qui a motivé la décision de ramener quelques chevaux Marocains en Europe.

Les papiers marocains :

Il faut savoir qu'au Maghreb, le majorité des chevaux ne sont pas inscrits au Stud-Book et ce, pour diverses raisons :

- un bon cheval l'est surtout par ses qualités intrinsèques, soit en tant que cheval de travail, soit en tant que cheval de prestige (fantasia) : la notion de papiers n'a pas la même importance qu'en Europe.

- à part les chevaux de fantasias, qui sont considérés comme l'Elite de la race, la majorité des Barbes et Arabe-Barbes sont des chevaux de travail. En tant qu'outils de travail, ils ont tout juste un nom et changent de propriétaires au fil des saisons agricoles.... Il est donc rare de trouver des chevaux dont la parenté soit connue.

- il y a un réel clivage entre l'autorité administrative, de culture Arabe, qui propose l'inscription au SB (les inscriptions à Titre Initial sont toujours possibles), et la population Berbère qui possède en grande partie les chevaux Barbes. Les critères officiels d'évaluation ne sont pas forcément en adéquation avec les critères des Berbères.

- il y a une démotivation locale compréhensible des Berbères qui souhaitent choisir leurs étalons plutôt que ceux choisis par les Haras.

L'élevage au Maroc :

Le Maroc dispose d'une structure de Haras semblable à la France, qui met à disposition des étalons publics répartis sur le territoire dans des stations de monte.

Le Maroc dispose de Haras plus spécialisés sur le Pur sang Arabe et s'oriente vers la création d'un grand cheval de sport Marocain, issu de souches Européennes (à partir de Selle Français notamment).

Les Haras Marocains ont aussi une politique de préservation de la race locale, et dans ce but, les Haras proposent des étalons de type Arabe-Barbe et quelques étalons Barbes.

Pour les chevaux de fantasias, les éleveurs gardent jalousement leurs lignées et comme les papiers n'ont aucune importance, l'élevage se fait donc principalement en dehors du circuit officiel des Haras Royaux.

Pour les chevaux de travail, très peu ont recours à un étalon agréé. Comme tous les chevaux sont entiers, il est plus facile de choisir un entier localement pour faire pouliner une jument de travail que de l'amener au Haras. Il n'est pas rare que la jument soit dételée pour la saillie et continue sa journée de travail immédiatement après.

De fait, il est extrêmement rare de trouver des chevaux Barbes avec une ascendance officiellement inscrite.

On trouve plus facilement quelques Arabe-Barbes avec des papiers, généralement issus de juments Barbes ou Arabe-Barbes inscrites en TI et saillies par des étalons Arabes, ce qui fait que le taux d'Arabe avoisine souvent les 75% sur les papiers.

Toutefois, dans certains cas, ces AB  75% ne sont pas toujours aussi arabisés que cela, pour 2 raisons :

- les juments sont inscrites "forfaitairement" en TI à 50% de métissage, même si elles ont en vérité un type Barbe-Arabe, voire même très Barbe.

- les étalons Arabes ne sont pas forcément de type show, et leurs produits conservent parfois le type Barbe apporté par leur mère.

Organisation de l'exportation des chevaux :

La phase de sélection :

Malgré l'apparente abondance des chevaux présents sur les marchés locaux, il est en réalité difficile de sélectionner des chevaux "exportables".

Il faut de nombreuses semaines et voir beaucoup de chevaux, pour arriver à constituer une sélection, car celle-ci prend en compte des critères dont la réunion n'est pas souvent facile...

Sélection sur le mental et l'expérience :

Peu de cavaliers Européens sont intéressés par des chevaux qui ont fait de la fantasia, la majorité de la demande étant pour des chevaux calmes, polyvalents, qualités qu'on trouve tout à fait parmi les chevaux de travail, d'autant qu'ils sont souvent montés et attelés, ce qui apporte une expérience très  appréciée par les cavaliers Européens.

La sélection se fait donc sur des chevaux au caractère facile.

 

Sélection sur l'état (développement osseux et état musculaire) :

En tant qu'outils de travail, l'état des chevaux dépend de la possibilité et la volonté de leurs anciens propriétaires de les avoir entretenus... Or, il faut savoir que sur les souks ont trouve vraiment de tout :

- des chevaux très bien nourris, voire carrément gras... Ils sont rares et très chèrement vendus (déjà plus chers à l'achat au Maroc que ce qu'un acheteur Européen souhaiterait payer pour le cheval importé).

- des chevaux rachitiques qui ont manifestement eu des carences précoces irrécupérables, donc qui sont écartés.

- des chevaux qui avaient dû être "bien démarrés" mais qui ont ensuite eu la malchance de trop travailler et qui sont en situation d'amyotrophie trop prononcée.

- des chevaux en état normal d'entretien. Ceux-ci sont presque les plus menacés : en effet, les acheteurs de chevaux de travail les trouvent trop chers et c'est souvent les bouchers qui achètent les chevaux en meilleur état !

C'est donc parmi les deux dernières catégories que se fait la sélection des chevaux importés, et dans les 2 cas, l'exportation de ces chevaux les sauvent souvent d'un destin difficile, sinon funeste.

 

La sélection sur les aplombs :

Sachant que les cavaliers Européens sont pour la plupart attachés au concept de rectitude, la sélection s'effectue pour avoir les meilleurs aplombs possibles.

Toutefois, il est très fréquent que les chevaux Barbes soient jarrets clos, voire panards.

Les personnes intéressées par l'achat de chevaux importés doivent prendre en compte les réalités suivantes :

- les défauts d'aplombs ne proviennent pas tant de la race en elle-même que de la méthode d'élevage. En effet, il semble que les aplombs se déforment surtout par le fait que les jeunes chevaux soient entravés et notamment parce qu'ils subissent de très longues stations debout, sans pouvoir marcher. Ceci explique pourquoi, leurs descendants nés en Europe, qui bénéficient du droit de marcher, ont de bons aplombs.

- les défauts d'aplombs des chevaux nuisent rarement à la qualité et la longévité de leur locomotion : les Barbes et  Arabe-Barbes sont souvent bien plus résistants que des chevaux d'autres races qui ont pourtant des aplombs droits.

De même, au sujet des cicatrices d'entraves : il n'y a que très peu de personnes disposant d'enclos... Les chevaux sont donc attachés par un ou 2 pieds, ce qui laisse des marques d'entraves.

 

Sélection sur l'âge :

Le fait que les chevaux n'aient pas de papiers permet aux vendeurs de faire des évaluations très flatteuses sur l'âge des chevaux vendus...

Un examen des tables dentaires des chevaux est donc systématiquement fait (corroboré par plusieurs personnes qualifiées) en prenant en compte que les dents des chevaux d'Afrique du Nord s'usent plus que les dents des chevaux Européens (omniprésence du sable dans l'environnement).

Bien qu'il soit courant que des Barbes soient activement montés jusqu'à 20 ou 25 ans, les acheteurs Européens ne prennent pas forcément la longévité de la race en compte et demandent des chevaux à la fois expérimentés et jeunes. La sélection s'effectue sur des chevaux ayant 10 ans au plus.

Toutefois, lors de l'expertise officielle des chevaux par des agents des Haras, il est apparu que les âges inscrits sur les papiers ne correspondent que rarement à l'examen dentaire, qui est parfois fait très sommairement, voire pas du tout, mais surtout avec une nette tendance à vieillir les chevaux destinés à l'export.

Il en résulte actuellement quelques litiges, car il semblerait bien que certaines personnes ne souhaitent pas que certains chevaux quittent le Maroc et le "vieillissement" des chevaux a pour but de nous faire renoncer à les exporter...

 

En récapitulatif sur la sélection :

Sur un souk qui présente apparemment un grand nombre d'équidés, une fois déduit, les mules et mulets, les ânes, les chevaux en trop mauvais état (maigreur, blessures), les chevaux ayant dépassés 10 ans, les chevaux aux aplombs trop déformés, les chevaux au caractère peu dociles, il reste un choix plus que limité, voir nul...

C'est la raison pour laquelle, la sélection prend tant de temps et requiert d'arpenter le Maroc durant plusieurs semaines.

 

Organisation de la phase de sélection :

Compte tenu du temps nécessaire pour constituer un groupe exportable, il faut disposer d'une écurie où regrouper les chevaux au fur et à mesure qu'ils sont achetés. Pendant que le sélectionneur continue de parcourir le Maroc, à la recherche d'autres chevaux, il faut donc du personnel pour s'occuper de ceux déjà trouvés.

L'écurie se situe dans la région de Meknès.

Il y a 2 personnes qui sont employées pour s'occuper des chevaux :

- un responsable d'écurie, qui s'occupe des approvisionnements, de l'entretien de l'écurie et des soins courants des chevaux. Comme il n'y a pas de pâtures (l'écurie dispose juste d'une cour collective avec le propriétaire), le travail du responsable d'écurie est donc primordial : il doit s'occuper des achats et des livraisons des aliments et de la litière.

- un cavalier expérimenté qui monte les chevaux et qui s'occupe de les nourrir de le soigner.

Les chevaux sont menés à la rivière pour être lavés et sont bien nourris... pour ceux qui ont connus auparavant de dures conditions de vie, le chemin de la France prend déjà une allure de chemin vers le Paradis.

 

La phase d'examen sanitaire et de démarches administratives.

Les démarches sanitaires :

Pour pouvoir être exportés, les chevaux doivent subir des analyses sanitaires et être exempts d'anti-corps pour les maladies suivantes :

- peste équine (avec 2 analyses à 1 mois d'intervalle)

- anémie infectieuse

- dourine

- morve.

Comme il n'existe pas de messagerie appropriée pour faire transiter des échantillons de sang, pour que la validité des analyses soit garantie, c'est le vétérinaire qui fait les prélèvements qui doit les porter au laboratoire à Casablanca...

Si les analyses montrent que des chevaux ont ces anti-corps (donc qu'ils ont été en contact avec l'agent responsable), ils doivent être déplacés dans une autre écurie puis il faut leur retrouver un autre acheteur localement et trouver d'autres chevaux.

 

La phase de quarantaine peut alors enfin commencer. Les chevaux négatifs aux contrôles sanitaires doivent être isolés de tout contact avec d'autres équidés.

La deuxième analyse doit être faite 1 mois après, pour obtenir le certificat sanitaire nécessaire à leur exportation... et ce certificat n'est valable que 10 jours seulement.

 

Les démarches administratives :

Une demande de présentation à la commission raciale du SB Barbe Marocain est faite au Haras Royaux.

Les chevaux sont alors examinés, pucés et nommés à la lettre de leur année de naissance présumée.

Il faut ensuite que l'administration ait le temps d'éditer les documents d'accompagnements (carnet quasiment identiques au document français).

L'idéal est qu'il n'y ait aucun retard administratif de sorte que les livrets des chevaux soient emmenés par l'importateur en même temps que les chevaux...

Mais le délai sanitaire après quarantaine laisse peu de temps pour que tout soit fait...

D'autres démarches administratives sont aussi obligatoires. Il faut également payer un transitaire pour faire les documents relatifs à l'exportation et au paiement des taxes...

 

Le transport :

Les chevaux font le trajet en camion.

 

Le point de visite :

Les chevaux seront hébergés chez Henry Dissert (élevage des Aurès), dans le Puy de Dôme, à environ 20 km de la  sortie d'autoroute n°11 à Issoire.

Cette localisation est assez centrale en France pour que les personnes de toutes régions puissent venir voir les chevaux.

Il avait initialement été prévu que certains seraient amenés plus près de Paris, en Normandie (Haras du Verseau). Nous espérons que cela sera probablement possible plus tard.

 

Transfert des papiers Marocains en Europe.

L'importateur transmet à l'acheteur :

- le document d'accompagnement Marocain

- la carte d'immatriculation au dos de laquelle la vente est inscrite,

- le certificat sanitaire original

L'importateur doit également faire une démarche administrative auprès des HN du Maroc afin de leur dire auprès de quelle administration Européenne transférer le certificat d'exportation. C'est la raison pour laquelle l'importateur attend de savoir dans quel pays va être réinscrit le cheval.

Lorsque l'acheteur est Français, les Haras Marocains envoient donc le certificat d'exportation directement au service "chevaux importés " au HN de Pompadour.

 

L'acheteur doit ensuite suivre la procédure administrative en vigueur dans son pays. Les démarches sont simples, quand on sait ce qu'il y a à faire !

Pour la France, il faut que le cheval importé soit réinscrit au SB Français du cheval Barbe et qu'il lui soit attribué un numéro de SIRE. Le coût pour le nouveau propriétaire est de 110€.

Pour cela, il faut que le cheval soit contrôlé par un agent habilité par les HN Français (soit un agent des HN, soit un vétérinaire agréé) qui vérifiera la conformité du document d'origine et le numéro du transpondeur électronique implanté par les Haras Marocains et qui devra remplir un imprimé destiné à la confirmation d'identification des chevaux importés.

 

Avec un cheval importé et réinscrit au SB Français du Barbe, que puis-je faire ?

Le SB ne prévoit pas de discrimination entre un cheval inscrit à titre initial (surtout s'il vient directement du berceau de race) et un cheval inscrit au titre de l'ascendance.

Toutefois, en France, cette absence de discrimination dans la race est mise à mal par une autre  réglementation, celle de l'inscriptibilité des chevaux à une épreuve d'endurance, qui exige qu'un père et une mère soient inscrits sur les papiers du cheval.

C'est une injuste discrimination contre les chevaux originaires du berceau de la race, mais il paraît qu'on ne peut rien y faire (pour protester, vous pouvez néanmoins toujours écrire aux services compétents, à la Direction technique de l'endurance à la FFE et au service des HN de Pompadour).

Les chevaux inscrits en TI ne peuvent donc pas être engagés sur des courses d'endurance en France, mais il est possible de les faire concourir dans d'autres pays.

Par contre, pour l'élevage, il n'y a pas de limitation. Les produits des juments importées qui ont été saillies par un étalon agréé en France bénéficient des mêmes papiers que ceux des juments directement inscrites au SB par le fait d'être nées en France.

Leurs produits enregistrés au SB du Barbe qui sont issus de mères inscrites en TI sont inscriptibles en endurance.

Comme la réglementation du SB l'impose pour les juments reproduisant au SB du Barbe, les juments importées doivent avoir eu un hémotype ADN pour que leurs produits soient inscrits au SB du Barbe.

Production dans d'autres registres.

Registre de couleur :

Registre Français du Cheval Crème :

Les chevaux de robe Crème inscrits au SB du Barbe sont d'office agréés pour produire au registre du Crème, dans les conditions prévues par le Registre http://www.cheval-creme.com.

Registre d'origines :

Les chevaux importés du Maroc peuvent (sous conditions d'acceptation) produire aussi dans le Registre de l'AFC-ANGE. Cf www.afc-ange.net.

Accueillir un cheval Marocain :

Le responsable d'écurie a commencé à parler aux chevaux en Français, mais il faut penser que le cheval va devoir s'adapter à beaucoup de nouveautés.

La langue : les chevaux Barbes sont très adaptables, mais ils ne sont pas bilingues non plus. Ils sont naturellement enclins à faire plaisir, mais prenez le temps de leur expliquer ce que vous souhaitez et ce que vous attendez d'eux.

L'affection : pour certains, malgré leur passage dans l'écurie avant l'importation et les excellents soins qu'on leur prodigue, ils ont du mal à concevoir qu'on les respectent et qu'on les aime...  mais ils apprendrons vote et vous le rendrons bien.

Le climat : à part pour ceux qui restent dans le Sud de la France ou les Barbes qui viennent des montagnes, si vous emmenez un Barbe dans une région froide et humide, cela lui fait un gros changement. Pas de problème, Ils ont fait des campagnes militaires jusqu'en Russie, ils résisteront donc bien en France. Mais laissez leur le temps de s'acclimater.

L'espace : à part quelques très rares exceptions, les chevaux Barbes sont ou attachés ou entravés. N'étant pas libre de leurs mouvements, ils ne savent pas ce que c'est que le concept d'être en liberté et surtout que cette liberté qu'ils vont découvrir en Europe a des bords.

Il faut donc éviter de les lâcher dans un grand parc où ils risquent de se mettre à courir de joie et de ne pas voir la clôture.

L'idéal est de procéder par étape, en les mettant dans un espace pas trop grand et matériellement clôt de manière visible : haie, lisses en bois. Il faut ensuite leur apprendre ce qu'est une clôture électrique. Le plus simple est de condamner un peu de l'espace qu'ils connaissent par des fils... au pire s'il les franchissent, il reste dans le parc, et il faut faire un autre essai... il faut bien sûr que la clôture électrique soit branchée.

Les Barbes sont très adaptables, leur acclimatation en Europe est rarement un problème, et ils y trouvent même une vie plus douce que celle qu'ils avaient au Maroc.

 

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page créée en Juillet 2004, dernière mise à jour le 18/05/2007

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